De tous les moments militants, je crois que c'est le marché que je préfère. On peut y croiser des gens de toutes conditions et de tous horizons. Un tract tendu, un sourire et la conversation s'engage.
Bon certes c'est plus facile à Bel air que dans le centre ville. Samedi dernier encore, le marché Notre Dame était cerné de tous côtés par les militants des différents candidats, pas facile d'être visible.
Pourtant on retrouve les mêmes problèmes partout, une dame agée qui s'inquiète de son pouvoir d'achat et qui attend désespérement un geste du gouvernement sur les petites retraites; un débat un peu animé entre un chef d'entreprise et une enseignante, sur la formation des enseignants et leurs rôles; et enfin l'inquiétude d'un "banquier" sur l'immigration à Poitiers. Tout est là!
Voilà ce dont j'ai envie de débattre avec les habitants de Poitiers et Biard sur les marchés, pendant le porte à porte et mes réunions publiques. La place de nos aînés dans notre société, l'éducation que nous voulons pour nos enfants et notre façon de vivre ensemble quelques soient nos origines ou nos particularités.
"Mais bon je vous l'accorde, je n'ai pas un aussi joli panier que Gérald Blanchard..."